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Vélo sous la pluie : on a testé l'astuce du bonnet de piscine

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Cycliste portant un bonnet de piscine sous son casque de vélo pour rester au sec sous la pluie
Le bonnet de piscine porté sous le casque : une solution anti-pluie testée en conditions réelles. © V. Lebrun / Cleanrider

Oubliez les housses de casque flottantes, peu esthétiques ou chères. Et si la solution ultime pour garder la tête au sec nous venait des bassins olympiques ? Nous avons testé le détournement d’un bonnet de natation en silicone en guise de couvre-casque. C’est redoutable, et financièrement imbattable.

Un « aero-shell » pour moins de 5 €

Tout part d’un constat simple : les housses de casques de vélo classiques sont souvent trop larges, prennent le vent, et les meilleurs modèles sont très chers. En cherchant une alternative, nous sommes tombés sur une suggestion faite par un cycliste : utiliser un bonnet de natation en silicone.

Extensible, 100 % imperméable par nature et conçu pour épouser des formes complexes, il s’installe en quelques secondes sur la structure du casque. On obtient alors un casque « plein », au look proche de celui des modèles de contre-la-montre ou des coques aérodynamiques amovibles vendues à prix d’or par les marques de cycles.

Nous avons réalisé notre essai avec un bonnet Nassau retrouvé au fond d’un tiroir, équivalent à un Energetics Swim Cap Sili 200 Noir (4,99 € chez Intersport) ou un Bonnet de bain Nabaiji (2,99 € chez Decathlon).

Choisir la taille XL pour faciliter la pose

Avec sa structure en polystyrène et son éventuelle visière, un casque de vélo présente un volume largement supérieur à celui d’un crâne humain. Il faut donc impérativement opter pour la taille la plus grande disponible (souvent la taille L, XL ou un modèle spécifiquement conçu pour « cheveux longs », qui offre un plus grand volume). Un bonnet trop petit risquerait de glisser et de se rétracter brutalement en plein trajet. Malheureusement, certains casques s’avèrent incompatibles avec le bonnet de natation en raison de leur forme.

Pour éviter de déchirer le silicone sur une arête vive lors de la pose, commencez par l’avant et faites glisser progressivement le bonnet vers l’arrière, en veillant à bien recouvrir les évacuations d’air latérales.

Un bonnet de natation en guise de protection de casque vélo contre la pluie © V. Lebrun / Cleanrider

Test terrain : étanchéité et aérodynamisme au rendez-vous

Dès les premiers tours de roue sous une pluie battante, le résultat est sans appel : notre tête reste au sec. Là où une housse textile peut finir par se gorger d’eau, le silicone fait office de barrière absolue. L’eau perle et glisse instantanément. L’imperméabilité est assurée à 100 %.

Autre avantage inattendu : l’aérodynamisme. En recouvrant les entrées d’air, le bonnet lisse la surface du casque. On gagne en silence (moins de sifflements d’air) et en pénétration dans l’air. C’est également un excellent coupe-vent pour les sorties hivernales.

En contrepartie, la respirabilité est nulle. C’est l’inconvénient du silicone par rapport à certaines matières respirantes comme le Gore-Tex, bien plus cher. Si vous forcez en côte ou que la température dépasse les 10-12 °C, la chaleur crânienne ne s’évacue plus. On peut alors se retrouver avec la tête humide… à cause de sa propre transpiration.

Comparatif de prix : le bonnet de natation écrase la concurrence

C’est ici que l’astuce prend tout son sens. Nous avons comparé cet investissement minime face aux solutions « officielles » du marché :

1. Le système D (bonnet silicone) : de 4 à 10 €
Une étanchéité parfaite, un look profilé, mais zéro respirabilité.

2. Une protection de milieu de gamme (ex : Vaude, GripGrab) : 15 à 25 €
Ce sont des housses en nylon enduit classiques. Elles protègent bien de la pluie, mais elles ont tendance à flotter au vent (effet parachute) et leur respirabilité reste médiocre. Le bonnet de bain fait techniquement mieux pour trois fois moins cher.

3. Le haut de gamme (ex : Gorewear C3 Gore-Tex) : environ 50 €
C’est la Rolls de la housse. Ici, on paie la membrane Gore-Tex qui offre à la fois l’étanchéité et la respirabilité. C’est le seul produit qui surclasse techniquement le bonnet de bain en permettant d’évacuer la transpiration lors d’efforts intenses. Mais le tarif est dix fois supérieur.

Un bonnet de natation en guise de protection de casque vélo contre la pluie © V. Lebrun / Cleanrider

L’avis de Cleanrider

Le bonnet de natation en silicone est la meilleure astuce « système D » que nous ayons testée. Elle rend obsolètes les housses de milieu de gamme qui flottent au vent. À moins d’avoir le budget pour investir 50 € dans une membrane Gorewear respirante, un bonnet à 5 € constitue une excellente solution de dépannage pour les trajets urbains sous le déluge.

On a aimé
  • Étanchéité absolue : Le silicone est une barrière totale.
  • Rapport qualité/prix : 10 fois moins cher qu’une housse Gore-Tex.
  • Aérodynamisme : Un profilage « pro » et silencieux.
  • Compacité : Se fait oublier une fois la pluie passée.
On a moins aimé
  • Respirabilité nulle : L’effet cocotte-minute est inévitable à l’effort.
  • Installation : Demande un peu de doigté et une taille XL pour ne pas forcer.
  • Ne s’adapte pas à tous les types de casques.

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