AccueilMoto électriqueEssai Vmoto TC 2026 : cette petite moto électrique change tout… sans en avoir l’air

Essai Vmoto TC 2026 : cette petite moto électrique change tout… sans en avoir l’air

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Connue depuis plusieurs années dans la gamme du constructeur, la Vmoto TC revient dans une version discrètement mise à jour, mais loin d’être anodine. Si son style rétro n’évolue quasiment pas, c’est sous le carénage que les changements se font sentir avec le passage à une architecture 72 volts. Une évolution technique qui promet davantage de répondant au quotidien. Nous avons pris le guidon de cette petite moto électrique 50 sur les routes du littoral cannois.

Vmoto TC : un look rétro qui fait toujours son effet

La Vmoto TC conserve ce qui fait son identité depuis ses débuts : une silhouette néo-rétro particulièrement réussie. Avec son phare rond, ses lignes épurées et ses proportions compactes, elle évoque immédiatement une petite moto thermique à l’ancienne. Un parti pris esthétique qui fonctionne toujours aussi bien, notamment auprès des jeunes conducteurs à la recherche d’un deux-roues valorisant sans tomber dans l’exubérance.

Avec ses dimensions contenues et sa selle perchée à 805 mm, la prise en main est immédiate. La moto se montre accessible, facile à appréhender, et suffisamment légère pour inspirer confiance dès les premiers mètres. Clairement, on est ici sur un modèle pensé pour un usage urbain et pour un public débutant.

Au guidon : une approche simple et sans artifices

Dans la continuité de son positionnement, la Vmoto TC mise sur une approche très dépouillée une fois installé au guidon. Si le démarrage sans clé est bien présent, pas de connectivité ni d’écran sophistiqué. L’instrumentation va à l’essentiel, avec un affichage basique qui privilégie la simplicité. Un choix cohérent avec le positionnement du modèle, même si la lisibilité pourrait être améliorée, notamment en raison de caractères assez petits.

La présentation est toutefois assez complète avec deux jauges distinctes qui permettent d’appréhender le niveau de charge de chaque batterie. Contrairement à certains modèles qui fonctionnent en alternance, la Vmoto TC consomme ses deux batteries simultanément, avec un équilibrage permanent du système. Un fonctionnement discret mais efficace, qui se traduit par une gestion plus homogène de l’autonomie.

Les deux batteries bénéficient de poignées pour être retirées facilement.

Sous le faux réservoir, un petit espace de rangement permet de loger le chargeur externe. On notera également que le système de verrouillage des batteries apparaît un peu léger, un point qui pourra susciter quelques interrogations en matière de sécurité. Si les deux batteries sont amovibles, il reste possible de les recharger directement sur la moto par l’intermédiaire d’un petit connecteur intégré sur le flanc.

La sélection des différents modes de conduite se déroule du côté droit. Trois modes sont proposés auxquels s’ajoute une fonction marche arrière facilitant les manœuvres.

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Performances : une architecture 72 volts qui change la donne

C’est évidemment sur la partie dynamique que cette évolution technique se fait le plus ressentir. Si la puissance maximale reste annoncée à 3,5 kW, le passage au 72 volts apporte un gain sensible en termes de réactivité.

Au guidon, cela se traduit par un comportement plus vif, notamment lors des phases d’accélération. La Vmoto TC propose toujours trois modes de conduite, qui influent à la fois sur la vitesse et la puissance délivrée. Le mode Eco se montre très bridé et conviendra surtout pour préserver l’autonomie, tandis que le mode intermédiaire répond parfaitement aux contraintes de la circulation urbaine avec une vitesse stabilisée autour de 35 km/h.

Mais c’est surtout le troisième mode qui révèle le potentiel de la machine. En libérant la pleine puissance et en permettant d’atteindre les 45 km/h, il offre le petit surplus de dynamisme qui faisait parfois défaut à la précédente version. Sans être spectaculaire, l’accélération est suffisamment franche pour s’insérer dans le trafic ou relancer efficacement, ce qui renforce le sentiment de sécurité au quotidien.

Partie cycle : efficace sans surprise

Sur la route, la Vmoto TC reste fidèle à son positionnement. La partie cycle privilégie la simplicité, avec un comportement sain et prévisible. Les suspensions assurent correctement leur rôle, sans briller particulièrement, tandis que le freinage, confié à des disques à l’avant comme à l’arrière avec système CBS, se montre rassurant dans la plupart des situations.

L’ensemble est cohérent avec l’usage visé, même si la selle, assez ferme, pourra se rappeler au bon souvenir du pilote lors des trajets prolongés. Rien de rédhibitoire, mais un point à considérer pour ceux qui envisagent de longues distances. On précisera au passage que cette TC est bien homologuée pour accueillir deux passagers. La taille de la selle nécessitera toutefois de compter sur un binôme doté d’un petit fessier.

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Jolie, la selle reste assez ferme. Gare aux fessiers délicats, notamment sur longs trajets !

Autonomie : une vraie bonne surprise

Alors que l’ancienne version se limitait à une seule et unique batterie avec une seconde optionnelle, la nouvelle embarque deux packs d’emblée. En 72 volts, chaque pack affiche 24 Ah, soit 3.456 kWh au total.  Sur le papier, l’autonomie annoncée dépasse les 100 km. Bonne nouvelle : cela se confirme aussi dans la pratique !

Sur la TC, chaque batterie dispose de sa propre jauge. Au guidon, les deux packs se déchargent simultanément.

Lors de notre essai, après environ 80 kilomètres parcourus le long du littoral cannois (liaison Cannes – Agay via l’Esterel pour ceux qui connaissent), il restait encore près de 35 % de charge. De quoi envisager sans difficulté les 100 kilomètres réels, voire davantage en usage strictement urbain. Dans ces conditions, il est même possible d’espacer significativement les recharges. Pour un usage modéré, une seule recharge hebdomadaire peut suffire.

Au-delà de la capacité, c’est aussi la présence des deux batteries qui apporte un véritable confort d’utilisation. Elle permet d’éviter les recharges trop fréquentes et de gagner en sérénité au quotidien, un point loin d’être anecdotique sur ce type de véhicule.

Vmoto TSx : même plateforme, style différent

Si le style rétro de la TC ne vous séduit pas, Vmoto propose également une alternative avec la Vmoto TSx. Reposant sur la même plateforme technique avec une vitesse de pointe également limitée à 45 km/h, ce petit roadster adopte des lignes à la fois plus modernes et sportives.

Le changement ne se limite pas à l’esthétique. L’instrumentation, moins travaillée visuellement, se montre en revanche plus lisible au quotidien. La position de conduite évolue légèrement avec une selle un peu plus haute, autour de 810 mm, et un triangle pilote différent. À l’usage, cette dernière paraît aussi légèrement plus confortable, même si cela mériterait d’être confirmé sur un plus long trajet.

Verdict : une évolution pertinente et un positionnement tarifaire cohérent

Sans bouleverser la recette, cette nouvelle Vmoto TC corrige l’un des principaux défauts de la version précédente en apportant davantage de dynamisme grâce à sa nouvelle architecture électrique. Plus vive, toujours aussi accessible et dotée d’une autonomie convaincante, elle s’impose comme une proposition cohérente sur le segment des 50 électriques.

Certes, elle reste basique sur certains aspects, notamment en matière d’équipements ou de connectivité. Mais dans sa philosophie, celle d’une petite moto électrique simple, abordable et facile à vivre au quotidien, elle remplit parfaitement sa mission.

Affichée à 2 790 €, la Vmoto TC se positionne légèrement au-dessus de l’ancienne version mono-batterie, avec un surcoût d’environ 200 €. Un écart raisonnable au regard des évolutions apportées, notamment en matière de performances, mais aussi par le fait qu’elle intègre désormais deux batteries au lieu d’une !

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Vmoto TC : bilan de l’essai

NOTE GLOBALE
Confort
Conduite/performances
Autonomie
On a aimé
  • Le passage au 72 V qui apporte un vrai gain de dynamisme
  • L’autonomie généreuse, largement suffisante au quotidien, grâce aux deux batteries de série
  • La prise en main facile et accessible dès les premiers mètres
  • Le look néo-rétro toujours aussi séduisant
On a moins aimé
  • L’instrumentation peu lisible au quotidien
  • L’absence de connectivité, même basique
  • Le système de verrouillage des batteries perfectible
  • La selle un peu ferme sur longs trajets

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