Essai Peugeot e-Ludix : passage réussi au scooter électrique

Nass Mohamed · 3 Déc 2021 12:23 · 1
Essai Peugeot e-Ludix : passage réussi au scooter électrique

Une journée en compagnie du Peugeot e-Ludix, ça donne quoi ? Nous avons pris le guidon du petit scooter électrique de nouvelle génération, le temps de quelques trajets urbains express et 100% commuting. 

Lancé en 2004, le Peugeot Ludix premier du nom était un petit scooter 50cc aux ambitions très claires : être facile d’utilisation pour emmener son utilisateur sur ses trajets urbains, tout en étant économique grâce à sa faible consommation et à sa simplicité. Des objectifs toujours très actuels en 2021, avec un Peugeot e-Ludix électrique dont les performances et le confort n’ont pas manqué de nous surprendre…

Côté look : on ne peut plus Ludix

Le jeu des 7 différences. Le Peugeot e-Ludix est un de ces deux-roues particulièrement fidèles à leurs aînés. Voire trop fidèles tant il faut s’en approcher pour savoir de quelle génération il s’agit. Pour notre e-scooter, difficile de le distinguer du modèle originel de 2004 si l’absence de pot d’échappement ne vous a pas immédiatement sauté aux yeux. Le scooter électrique de Peugeot reprend trait pour trait le design, les carénages, et le format compact du Ludix.

La modernisation est à chercher du côté du compteur digital, et bien-sûr de la roue arrière désormais bien dégagée. Un détail qui lui donne une allure plus actuelle voire un brin « sportive ». Nous retrouvons le classique éclairage porté par le petit phare circulaire intégré à la coque avant, ainsi que les gros clignotants et le feu stop. Du reste, plancher, selle, fourche, et cadre apparent tee bougent pas d’un poil. Après tout, pourquoi changer une recette à succès ?

Motorisation : Peugeot e-Ludix survolté

À l’image du Piaggio One que l’on vous présentait récemment, le Peugeot e-Ludix est lui aussi un e-scooter très discret, dont la nature électrique ne s’illustre que par l’absence de pot et le silence de fonctionnement. Le petit urbain est animé par un moteur Bosch de 2,5 kW, capable d’atteindre une vitesse de 45 km/h -on a pris 50 en pente !- et dont les performances répondent à 4 modes de conduite. En mode « Go » (par défaut et équivalent à un mode Eco), notre e-Ludix privilégie l’autonomie par le biais d’accélérations tout en douceur, afin de réduire la consommation. Un mode un peu trop timide à notre goût bien que l’on roule exclusivement en ville.

Équivalent à un mode Normal, le « Cruise » offre un compromis entre accélération et autonomie, plus confortable pour les petits trajets, il a été notre mode de conduite principal. Enfin, c’est le mode « Boost » qui nous a mis une petite claque (toutes proportions gardées). Bien plus réactif qu’en Cruise ou en Go, c’est LE mode à privilégier pour distancer les autres véhicules au départ d’un feu rouge, pour se tirer d’un mauvais pas à faible allure, ou tout simplement pour s’insérer plus sereinement dans la circulation. Les 35 km/h sont très vite atteints, ce qui est désormais parfait pour tenir la cadence dans Paris.

Un dernier mode « Crawl » est au programme, et permet de rouler au pas en marche avant ou en marche arrière. Une fonction qui a le mérite d’être présente, à défaut d’être indispensable au regard des quelque 88 kilos du scooter.

Autonomie : « urban only »

Derrière les performances toutes indiquées en milieu urbain du Peugeot e-Ludix, toujours du Bosch ! La batterie amovible de 1,6 kWh, parfaitement sécurisée sous la selle du scooter (au détriment du rangement), autorise jusqu’à 42 km d’autonomie en mode Go. En pratique, nous avons tenu très exactement 39 km. Une autonomie très respectable et bien adaptée à un usage citadin, sensible aux départs et arrêts intempestifs. Le mode Cruise est naturellement plus gourmand, et assure plutôt 35 km si sélectionné de bout en bout. Facile à retirer et à emporter, la batterie se charge complètement en 4 heures (80 % en 3 heures). Notons la conception simple mais soignée de l’emplacement et du maintien de la batterie, simple à manipuler.

Vie à bord : commandes et ergonomie

Le Peugeot e-Ludix est un scooter électrique dont la simplicité d’utilisation colle à l’esprit de son prédécesseur. En plus des quelques commandes essentielles de clignotants, d’avertisseur sonore, et de coupe-circuit, notre e-scooter accueille trois boutons permettant de contrôler l’interface numérique. Le petit compteur, de conception aussi rudimentaire que son fonctionnement est efficace, pilote l’ensemble. Réglages de base (affichage, fond noir ou blanc), choix du mode, et connexion au smartphone sont au programme. Mention spéciale au petit « manuel » intégré, qui détaille le fonctionnement du scooter électrique, sympa !

Nous regrettons tout de même la manipulation à effectuer à chaque démarrage : attraper un levier de frein, et appuyer sur une des touches haut ou bas pour mettre le scooter en route. Un coup à prendre (levier droit et bouton haut pour nous) dont on se serait passé. Du reste, l’affichage est plutôt complet, avec l’autonomie, le niveau de charge, le kilométrage total, la consommation moyenne, la vitesse, et la distance parcourue. Des commandes sommaires, mais qui font ce qu’on leur demande.

Un démarrage fastidieux

Au guidon : un Peugeot e-Ludix confortable

Avec seulement 1,77 m de long pour 81 cm de hauteur de selle, le Peugeot e-Ludix est un e-scooter toujours aussi facile à manœuvrer. À l’arrêt ou dans la circulation, son poids très contenu est sécurisant en permanence. L’e-Ludix doit sa tenue de route à son cadre en acier tubulaire éprouvé, et à ses suspensions très efficaces sur la chaussée urbaine, parfois dégradée et souvent pavée (à Paris). L’absence d’ABS ne se fait pas vraiment sentir, au regard de l’allure maximale et de la stabilité de l’ensemble. Le Peugeot e-Ludix freine bien et freine droit.

Le plancher plat, la selle (large et confortable), ainsi que le guidon typé moto assurent une position droite. De quoi emmener le scooter facilement et sans se fatiguer. Quelques essais sur route mouillée ont confirmé le comportement sain du scooter, même en freinage d’urgence.

Une fois arrivé à destination, il faudra compter sur la seule béquille centrale pour stationner. Là encore, le poids plume de l’e-Ludix (77 kg sans batterie, 88 avec) est un atout. Les repose-pieds passagers ajoutent un peu de polyvalence, mais sont à utiliser très occasionnellement : à moins d’être en Boost (au détriment de l’autonomie), le duo n’est pas des plus confortables, ni très réactif ! Passé ce détail, le Peugeot e-Ludix est à n’en pas douter une valeur sûre sur le segment des scooters électriques équivalent 50cc. Simple d’utilisation, accessible sans permis, et redoutable d’efficacité pour parcourir la ville au quotidien.

3 490 € hors bonus

Le Peugeot e-Ludix est vendu au prix (hors bonus) de 3 490€. Disponible en trois coloris (Innocent White, Vivid Carrot, et Serious Black), il se fond dans la circulation avec aisance et réactivité. 16 ans après le premier modèle, la version électrique a su conserver les atouts de son prédécesseur thermique. Vivacité et simplicité sont les maître-mots de l’e-Ludix, qui fait un excellent allié pour les jeunes citadins.

À lire aussi Essai Piaggio 1 : un scooter électrique pas cher et 100 % citadin

Peugeot e-Ludix – bilan de l’essai

On a aimé On a moins aimé
  • Le style à succès du Peugeot Ludix
  • Moteur réactif en ville
  • Confort et tenue de route
  • Bon rapport performances/autonomie
  • Pas d’appel de phare
  • Pas d’espaces de rangement
  • Procédure de démarrage

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Commentaires

1 Commentaire
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Elgege
7 mois il y a

Sympa, simple et efficace, peut-être même fabriqué en France. Par contre 1,77m de longueur…