
Kawasaki pourrait bien changer la manière de concevoir ses futures motos électriques. Un brevet récemment déposé dévoile une plateforme modulaire capable d’accueillir différentes motorisations sur une même base technique. De quoi réduire les coûts et la complexité tout en ouvrant la porte à plusieurs variantes sur une même base technique.
La transition vers la moto électrique oblige les fabricants à repenser fondamentalement l’architecture des véhicules. Kawasaki, à travers un récent brevet, explore une piste innovante : un châssis unique capable d’accueillir différents moteurs électriques sans nécessiter de modifications structurelles majeures.
Pour comprendre l’intérêt d’une telle solution, il faut revenir aux différences fondamentales entre motorisations thermiques et électriques.
Le moteur thermique joue souvent un rôle structurant dans la conception des motos, jouant un rôle structurel dans la rigidité et la géométrie du châssis. À l’inverse, les motos électriques modifient cette dynamique.
Alors que le moteur devient un composant beaucoup plus compact, la batterie s’impose désormais comme l’élément central et le principal facteur de contrainte, devant être logée dans un espace suffisamment rigide et optimisé.
D’où l’idée de Kawasaki de développer une plateforme capable de s’adapter aux contraintes des motorisations électriques comme thermiques. Dans un brevet récemment déposé, le constructeur détaille ainsi un cadre en treillis proche du châssis de la Kawasaki E e-1, mais enrichi d’un élément intermédiaire modulable permettant de passer facilement d’une motorisation à l’autre. Cette innovation signifie qu’il serait possible de remplacer le moteur électrique sans toucher au châssis principal ni modifier la géométrie générale de la moto.
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Le développement de ces plateformes multiénergies n’est pas nouveau. Il est monnaie courante dans l’automobile, notamment chez Stellantis avec des plateformes comme la e-CMP, utilisée sur la Peugeot 208 électrique.
Le principal intérêt reste économique : le développement et la production sont mutualisés, ce qui peut significativement réduire les coûts. Idem pour les chaînes de production où modèles électriques et thermiques pourraient être assemblés sur une seule et même ligne.
À lire aussiEssai Honda WN7 : elle innove, mais pas là où vous pensezAu niveau des inconvénients, on pourrait dire que ces plateformes multiénergies imposent toujours des compromis. Dans l’automobile, les voitures électriques qui reposent sur ce genre de solution sont rarement les plus efficientes sur le plan énergétique.
Appliquée à la moto électrique, la solution reste toutefois intéressante. Surtout pour initier un marché qui peine toujours à décoller en Europe tout en limitant les coûts pour les constructeurs.
Reste désormais à savoir si ce brevet de Kawasaki restera au stade du concept ou trouvera une application industrielle.
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