AccueilVélo électriqueLime et les vélos en libre-service : une expérience britannique à suivre de près

Lime et les vélos en libre-service : une expérience britannique à suivre de près

Vélo électrique Lime en libre-service utilisé comme solution de micromobilité urbaine au Royaume-Uni
Un vélo électrique Lime, symbole du modèle britannique de micromobilité sans subventions publiques.

À partir du 1er avril 2026, Lime va prendre en charge le service public de vélos et trottinettes partagés dans une grande région du Royaume-Uni (au cœur de l’Angleterre), une première qui pourrait faire réfléchir les villes françaises. Un modèle où un opérateur privé gère un réseau sans coût direct pour les contribuables.

Dans le contexte britannique, ce choix signifie qu’un opérateur comme Lime devient responsable de la gestion quotidienne des vélos et scooters électriques, tout en collaborant avec les autorités locales pour étendre la zone de service. Dans cette configuration, l’accent est mis sur une micromobilité intégrée et accessible, sans financement public direct pour l’exploitation — une perspective encore rare ailleurs en Europe.

En France, un paysage déjà mature mais très différent

En France, la mobilité partagée a connu plusieurs décennies d’évolution avec des systèmes bien implantés dans plusieurs grandes villes. À Paris, par exemple, le service Vélib’ Métropole, qui compte plus de 16 000 vélos et plus de 1 400 stations, est l’un des plus grands réseaux de vélo en libre-service au monde et fonctionne via une concession confiée à un opérateur externe.

À Lyon, Vélo’v offre depuis 2005 une flotte d’environ 4 000 vélos répartis sur plus de 300 stations, combinant abonnement et bornes fixes pour faciliter les trajets urbains. D’autres systèmes comme Vélopop’ à Avignon ou VéliVert’ à Saint-Étienne poursuivent des objectifs similaires à plus petite échelle.

Contrairement à l’exemple britannique, ces réseaux français ont souvent été construits autour de délégations de service public classiques, avec des responsabilités partagées entre collectivités et opérateurs privés ou semi-publics. Certains services, comme ceux opérés par Nextbike à Strasbourg ou à Mulhouse, montrent aussi l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux qui modernisent les offres locales avec des vélos électriques. Cette diversité reflète une approche française de la micromobilité où l’intégration aux transports en commun, la planification urbaine et les subventions locales jouent un rôle clé.

Le modèle britannique mis en œuvre avec Lime — dont la gestion s’appuie essentiellement sur des recettes d’usagers plutôt que sur des apports publics — pourrait inspirer certains choix en France, surtout dans des métropoles cherchant à optimiser leur budget mobilité tout en diversifiant les modes de transport disponibles.

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