Test DJI Osmo Action 3 : que vaut cette concurrente de la GoPro ?

Nass Mohamed · 31 Jan 2024 17:15 · 3
DJI Osmo Action 3

Une caméra d’action polyvalente et bien pensée, idéale au quotidien comme en conditions « extrêmes ». Tel est le programme de la DJI Osmo Action 3, une concurrente très sérieuse aux incontournables GoPro. Notre test complet, au guidon de nos deux-roues, entre moto, scooter, et vélo… depuis la France et jusqu’en Inde !

Et si c’était elle, la plus polyvalente des action-cams ? Après une Action 2 génération qui n’aura pas fait l’unanimité, et juste avant une Action 4 certes plus récente mais plus onéreuse, que reste-t-il à la DJI Osmo Action 3 ? Que ce soit pour filmer ses balades ou pour se protéger en cas de problème sur la route au quotidien, les caméras d’action trouvent de plus en plus leur place aux côtés des conducteurs de deux-roues (et même les cyclistes !). Et une bonne caméra se doit d’être réactive, facile et rapide d’utilisation, mais aussi fiable et résistante en toutes circonstances. Après tout, elle devra résister à la pluie, au (trop) beau temps…et aux chutes. Ça tombe bien : entre robustesse, endurance et aspects pratiques au quotidien, l’Osmo Action 3 n’a pas encore dit son dernier mot. C’est parti pour quelques semaines de test, entre paysages et caméra embarquée, entre région parisienne et sud de l’Inde.

DJI Osmo Action 3 : construction et design

En apparence, la DJI Osmo Action 3 est une caméra au format GoPro tout ce qu’il y a de plus classique. Comme les stabilisateurs et drones de la marque, elle ne fait cependant aucun compromis sur la qualité de fabrication. Pour ce test, la marque nous prête le bundle Osmo Action 3 Aventure. Un pack très complet qui intègre plusieurs accessoires pour une utilisation étendue. À savoir l’action-cam, un boîtier de batteries, un total de trois batteries Extreme, et une perche télescopique d’1,50 m. On y retrouve également une nacelle de protection, qui permet surtout un montage vertical sur les supports magnétiques fournis. L’ensemble s’accompagne bien évidemment d’un câble USB-C pour la recharge, à brancher sur le boîtier ou sur la caméra. Des accessoires aussi importants que l’Action 3 elle-même, tant ils complètent à merveille la caméra, comme nous le verrons.

La DJI Osmo Action 3 est donc une caméra au format familier, contrairement à son atypique prédécesseur. Un petit boîtier de 44 × 70 × 30,8 mm, avec un objectif à l’avant et un écran à l’arrière. Des boutons physiques pour le démarrage et la capture, une trappe pour la batterie et la carte micro-SD : classique. S’ajoutent à cela un écran tactile à l’avant, mais aussi et surtout un système de fixation magnétique très bien intégré. L’action-cam bénéficie d’une construction en plastique robuste et soignée, sans oublier des finitions impeccables à tout point de vue. Même constat pour les accessoires livrés avec, très agréables et « quali » en main. La caméra résiste à des chutes d’1,5 m, est étanche à 16 m, et fonctionne jusqu’à -20 °C. Il n’y a donc pas grand-chose à redire en matière de conception et de design, la qualité perçue est au rendez-vous !

Ergonomie et utilisation : ingénieuse !

C’est le moins qu’on puisse dire. La DJI Osmo Action 3 met le paquet sur les aspects pratiques, à commencer par ce fameux système magnétique. Placé sous la caméra, il permet une fixation rapide sur le support dédié. Contrairement à une GoPro dont il faudra dévisser les petites pattes pour chaque changement de position. Dans notre cas, entre harnais, support guidon, et perche télescopique, un simple « clic » magnétique et le tour est joué. La nacelle de fixation fournie dans notre pack Aventure accueille deux surfaces magnétiques : une en dessous, et une latérale. Un bon moyen d’orienter la caméra comme bon nous semble, d’autant que l’interface bascule automatiquement lors de la rotation. L’écran tactile de 2,25 pouces à l’arrière est sensible et réactif, confortable à l’usage. Son affichage de 360 × 640 largement assez net et lumineux au quotidien.

L’expérience utilisateur continue à l’avant de la caméra, avec un écran certes plus petit, mais tactile lui aussi. Plus complet et efficace que sa taille ne laisse paraître, c’est un réel atout à l’usage. Il dispose par ailleurs d’un verrouillage afin d’éviter toute manipulation involontaire en cours d’enregistrement. Compacte et légère avec ses 146 g (avec batterie et carte), la DJI Osmo Action 3 est un régal à utiliser. L’interface nous propose plusieurs options d’enregistrement, ainsi qu’un mode PRO encore plus complet. De quoi paramétrer champ de vision, résolution, fréquence d’image, mais aussi l’exposition ou encore la colorimétrie. À noter que le « O » du lettrage « Action 3 » intègre subtilement un capteur de température de couleur. Notre action-cam est réactive, toujours au taquet. On apprécie la mise en veille automatique, et le réveil immédiat en « Quick Shot » sur un simple appui du bouton de capture.

Qualité vidéo : stabilisation 3.0

Elle est pratique, solide et intuitive. Mais le plus important, ce sont bien les performances de cette DJI Osmo Action 3. La caméra reprend le capteur CMOS 1/1,7 et 12 mégapixels de son aînée Action 2. De quoi filmer de 1 080p / 24 i/s à 4K / 60 i/s. Pour le ralenti, cela s’étend de 1 080p / 240 i/s à 4K / 120 i/s. À cela s’ajoute l’excellente stabilisation d’image RockSteady 3.0 avec maintien de l’horizon, en angle Large et au-delà. Vous l’aurez compris, la caméra se limite à la 4K, là où sa rivale GoPro Hero 11 filme en 5,3K. Entre nous, pour un usage quotidien mi-sport mi-balades, la 4K suffit amplement. Pour filmer nos vacances et nos trajets à vélo et moto, c’est parfait.

De manière générale, les rendus sont nets et précis, avec un profil colorimétrique un poil saturé par défaut. Juste assez pour des rendus un peu plus flatteurs. Mention spéciale au mode Ultra Wide et son champ de vision à 155°. Les images sont de très bonne facture, avec une très bonne correction de la distorsion en grand-angle. Le rendu est immersif et naturel, sans provoquer cette sensation de correction numérique à outrance. Enfin, côté audio, trois microphones sont présents, donc un sous la caméra, dédié à la réduction du vent. On vous invite à regarder notre vidéo afin de juger de la qualité audio et la stabilisation par vous-mêmes. Voici un récapitulatif des différents formats d’enregistrement proposés :

  • 4K (4 :3) : 4 096 × 3 072 à 24/25/30/48/50/60 i/s
  • 4K (16 :9) : 3 840 × 2 160 à 100/120 i/s
  • 4K (16 :9) : 3 840 × 2 160 à 24/25/30/48/50/60 i/s
  • 2,7K (4 :3) : 2 688 × 2 016 à 24/25/30/48/50/60 ips
  • 2,7K (16 :9) : 2 688 × 1 512 à 100/120 i/s
  • 2,7K (16 :9) : 2 688 × 1 512 à 24/25/30/48/50/60 i/s
  • 1 080p (16 :9) : 1 920 × 1 080 à 100/120/200/240 i/s
  • 1 080p (16 :9) : 1 920 × 1 080 à 24/25/30/48/50/60 i/s
  • 4K : ralenti 4x (120 i/s)
  • 2,7K : ralenti 4x (120 i/s)
  • 1 080p : ralenti 8x (240 i/s), 4x (120 i/s)

Autonomie et recharge : endurant mais thermophobe

On exagère un peu, mais ce n’est pas totalement faux. La DJI Osmo Action 3 corrige l’un des principaux défauts de son aînée : la surchauffe. Sous des températures « normales », donc entre 15 et 25°, la caméra fait son travail et tient ses promesses. Sur les 150 minutes annoncées en 1 080p / 30 i/s, on atteint plus de 120 minutes sans problème. En 4K, c’est plutôt 60 à 70 minutes par batterie. Une autonomie très convaincante donc, surtout avec trois batteries sous la main. Le problème de surchauffe, on l’a surtout rencontré sous les fortes chaleurs du sud de l’Inde. En 4K / 120 i/s sous 40 °C, moins de dix minutes suffisent à couper la caméra. On aurait préféré une consommation rapide de la batterie, plutôt que l’arrêt pur et simple. Heureusement, la climatisation omniprésente en intérieur nous permettait de rafraîchir la caméra en quelques minutes.

Une solution naturellement plus difficile à mettre en place lors d’une journée d’excursion sous un soleil de plomb. Là, c’est la montée en température de la DJI Osmo Action 3 qui rythme nos sessions vidéos. La meilleure solution reste de baisser la qualité d’enregistrement, et passer en 1 080p / 60 i/s. Un format suffisant, en particulier en extérieur par temps ensoleillé. Donc oui, l’Action 3 surchauffe moins vite que la 2, à condition de rester sous des températures clémentes.

Côté recharge, on salue l’efficacité et la rapidité des batteries Extreme, qui passent de 0 à 100 % en 40 minutes. Compter 20 minutes pour récupérer 60 % d’autonomie. DJI annonce 80 % en 18 minutes, mais nous n’avons pas pu observer une telle efficacité de notre côté. Les temps de charge obtenus n’en demeurent pas moins satisfaisants, il faut l’avouer. Autonomie et recharge sont donc de beaux atouts pour l’Osmo Action 3.

DJI Osmo Action 3 : à partir de 359 €

Voire moins chez certains revendeurs en ligne ! Proposée à partir de 359 € en standard sur le site officiel, la DJI Osmo Action 3 grimpe à 459 € en bundle Aventure. D’autres packs sont disponibles en fonction de vos besoins : Vélo, Ski et Plongée intègrent donc différents accessoires dédiés.

De leur côté, l’Action 4 et la GoPro Hero 12 démarrent respectivement à 429 € et 449 €. Face à sa concurrente directe GoPro Hero 11 à 399 €, notre Osmo Action 3 du jour présente de sérieux arguments. Endurante, robuste, polyvalente, elle est très pratique au quotidien. On lui reprochera simplement sa surchauffe encore présente en conditions difficiles, et sa limite à 4K, faute de nouveau capteur. Du reste, stabilisation et qualité d’image en font tout de même une action-cam redoutable d’efficacité au quotidien. Il n’y a qu’à voir ses prouesses à bord d’un tuktuk sur terrain accidenté ! Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Commentaires

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Renaud
24 jours il y a

Action 3 ??
Un peu à la bourre, là…
(Action 4 à 329 euros. Je ne vois pas l’intérêt de parler de la 3)

Phi8
24 jours il y a

Faire un test de l’osmo action 3 en février 2024, il faut oser. Parce qu’elle est bien dépassée depuis 1 an et demi (sortie en été 2022 quand-même). Nous sommes à l’action 4, en attendant l’action 5 en juillet.

Louis
21 jours il y a
Reply to  Phi8

Apparemment l’Action 3 peut être encore intéressante pour son prix (voir passage « une Action 4 certes plus récente mais plus onéreuse »)