AccueilVélo électriquePermis, assurance… et après ? Quand la fête du vélo électrique touche à sa fin

Permis, assurance… et après ? Quand la fête du vélo électrique touche à sa fin

Cycliste urbain sur vélo électrique circulant en ville, symbole du débat sur la réglementation et le statut du vélo électrique
La réglementation des vélos électriques se durcit, aux États-Unis comme en Europe. © Cleanrider / IA

Permis, assurance, immatriculation… Le New Jersey signe la fin d’une certaine liberté pour les vélos électriques. Un tournant américain qui résonne fortement en Europe, où le statut même du vélo électrique est lui aussi de plus en plus questionné.

L’usage du vélo électrique progresse rapidement aux États-Unis, porté par les déplacements domicile-travail, la livraison et de nouvelles pratiques urbaines. Mais cette montée en puissance s’accompagne aussi de tensions : cohabitation sur la voirie, différences de vitesse, accidents parfois mortels. C’est dans ce contexte que le New Jersey vient d’adopter l’un des cadres réglementaires les plus stricts du pays.

Le gouverneur Phil Murphy a signé une loi qui rompt avec le modèle dominant jusqu’ici. Là où la majorité des États distinguent plusieurs catégories de vélos électriques selon leur vitesse et leur mode d’assistance, le New Jersey choisit une approche unique : tout engin à deux roues doté d’un moteur est désormais traité de la même façon par la loi.

Permis, assurance, immatriculation : le vélo électrique bascule dans une autre catégorie

Concrètement, la loi impose aux propriétaires de vélos électriques de les enregistrer, de souscrire une assurance vélo et de disposer d’un permis de conduire, avec une entrée en vigueur prévue dans un an. Les moins de 14 ans n’auront plus le droit d’utiliser ces engins, tandis que les adolescents sans permis pourront demander une licence spécifique. En cas de non-respect, une amende de 50 dollars est prévue.

Le point le plus controversé reste la disparition du système de classification. Un vélo électrique à assistance limitée, conçu pour des trajets urbains à vitesse modérée, est désormais assimilé à des machines beaucoup plus puissantes, parfois proches de la moto électrique. Selon NJ.com, cette approche suscite une vive inquiétude chez les associations cyclistes, qui y voient une barrière supplémentaire pour des usages quotidiens déjà fragiles face à la domination de la voiture.

En Europe aussi, le statut du vélo électrique est sous tension

Si la décision du New Jersey peut sembler brutale, le débat n’est pas totalement étranger à l’Europe. Depuis plusieurs mois, les institutions européennes et les acteurs de la filière s’interrogent sur l’évolution du cadre réglementaire, au point que certains se demandent si les vélos électriques vont rester des vélos. En toile de fond : la crainte d’un glissement progressif vers un statut plus contraignant, sous l’effet de machines toujours plus puissantes et de pratiques qui s’éloignent de l’usage cyclable classique.

Face à ces signaux, les professionnels comme les usagers ont tiré la sonnette d’alarme, évoquant un statut du vélo électrique en danger. Les organisations européennes du secteur, récemment renforcées par la fusion des principales fédérations industrielles du cycle, plaident pour une ligne claire : préserver le vélo électrique comme outil de mobilité accessible, tout en encadrant strictement les engins rapides assimilables à des cyclomoteurs. Un message également relayé par de nombreux acteurs qui alertent sur les risques d’une régulation mal ciblée pour l’avenir de la micromobilité, comme le souligne l’alerte lancée par le secteur et les usagers.

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