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Permis scooter électrique : quel permis pour conduire ?

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Les scooters électriques séduisent de plus en plus d’usagers, en ville comme en périphérie. Silencieux, faciles à prendre en main et souvent accessibles dès le plus jeune âge. En France, le permis nécessaire dépend directement de la catégorie du scooter, elle-même définie par sa vitesse maximale et sa puissance. On fait le point ! 

Permis scooter électrique : le B.A.B.A

Contrairement à une idée reçue, la réglementation française ne fait aucune distinction entre scooter thermique et scooter électrique.

Ce qui compte, c’est la catégorie administrative européenne, basée sur deux critères principaux : la vitesse maximale et la puissance du moteur.

En pratique, il existe deux grandes familles de scooters électriques : ceux limités à 45 km/h, que l’on appelle plus communément 50 cc, et ceux dont la vitesse de pointe dépasse 45 km/h, équivalents 125 et au delà…

Permis pour un scooter électrique équivalent 50 cc

Anciennement BSR (Brevet de sécurité routière), le permis AM est obligatoire pour toutes les personnes nées à compter du 1er janvier 1988. Il permet de conduire des scooters électriques équivalents à une cylindrée 50 cm³ dont la vitesse de pointe ne dépasse pas 45 km/h et dont la puissance maximale nette n’excède pas 4 kW (5,4 chevaux).

Ce permis peut être délivré dès l’âge de 14 ans. Étalée sur 8 heures, la formation associe pratique et théorique. Elle est généralement répartie en deux demi-journées.

Limité à 45 km/h, le scooter électrique Yamaha NEO’S est accessible dès 14 ans.

Permis pour un scooter électrique équivalent 125 cc

Depuis quelques années déjà, la possession du permis B ne vous donne plus automatiquement le droit de conduire un scooter électrique équivalent 125 cm³.

Dans les faits, tout va dépendre de la date d’obtention :

  • Si vous avez eu votre permis B avant le 1er mars 1980, vous bénéficiez automatiquement du permis A1.
  • Si vous êtes né après le 1er mars 1980 et que vous possédez votre permis B depuis 2 ans au moins, il vous faudra suivre une formation spécifique de 7 heures pour bénéficier du permis A1.
  • Si vous n’êtes pas titulaire du permis B, il vous faudra passer l’intégralité du permis, soit 20 heures de leçons.

Accessible dès 16 ans,  le permis A1, plus communément appelé permis 125, vous permet de conduire un scooter électrique équivalent 125 cc dont la puissance n’excède pas 11 kW. Pour conduire un scooter électrique dont la puissance grimpe jusqu’à 35 kW et dont le rapport puissance/poids est inférieur à 0,2 kW/kg, il vous faudra passer le permis A2.

Et si vous voulez encore plus de puissance, il vous faudra passer le permis A qui vous autorise à conduire tous types de deux roues électriques sans aucune limite. Important : avec les nouveaux textes législatifs, il n’est possible d’obtenir le permis A qu’après deux ans de permis A2.

PuissancePermisÂge mini
4 kW et moins (vitesse max 45 km/h)AM14 ans
4 à 11 kWA116 ans
11 à 35 kWA218 ans
> 35 kWA20 ans

Aller plus loin : Accéder au site de la Sécurité Routière

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Illustration : un scooter électrique Vmoto homologué 125

Quelle est la réglementation pour conduire un scooter électrique ?

Maintenant que vous avez le bon permis en poche, vous pouvez vous lancer sur les routes au volant de votre scooter électrique. Mais attention ! Il y a d’autres obligations à remplir pour être en règle. En France, la réglementation applicable aux scooters électriques est strictement identique à celle des scooters thermiques. Leur usage est encadré par le Code de la route, qui impose un certain nombre d’obligations, indépendamment du type de motorisation.

L’immatriculation

Qu’il soit limité à 45 km/h ou plus puissant, tout scooter électrique doit être immatriculé pour pouvoir circuler sur la voie publique. Il doit disposer d’une carte grise (certificat d’immatriculation) et d’une plaque d’immatriculation conforme, lisible et solidement fixée à l’arrière du véhicule. L’absence d’immatriculation ou l’usage d’une plaque non réglementaire est passible de sanctions et peut entraîner l’immobilisation du scooter.

Le port du casque

Indispensable aussi bien pour le conducteur que pour le passager, le casque est obligatoire dès lors que l’on circule sur la voie publique. Il doit être homologué CE ou NF, correctement ajusté à la taille de la tête et attaché. Un casque mal fermé est considéré comme non conforme et peut faire l’objet d’une sanction.

Le port de gants certifiés

Tout comme le casque, le port de gants homologués CEest obligatoire, pour le conducteur comme pour le passager. Les gants doivent être spécifiquement conçus pour la pratique du deux-roues motorisé. En cas de contrôle, des gants non certifiés ou de simples gants textiles peuvent être refusés.

La présence d’un gilet de haute visibilité

Le gilet rétro-réfléchissant, communément appelé « gilet jaune », doit être à portée de main sur le scooter (dans le coffre ou sous la selle, par exemple). Il doit être homologué CE et porté obligatoirement en cas d’arrêt d’urgence ou d’immobilisation du véhicule sur la chaussée, notamment hors agglomération ou par faible visibilité.

Tout scooter électrique doit être équipé d’un système d’éclairage réglementaire, comprenant des feux de route, des feux de croisement, des feux de position arrière et un feu stop. L’ensemble doit être en parfait état de fonctionnement, de jour comme de nuit. Un éclairage défectueux peut entraîner une amende, voire une immobilisation du véhicule.

L’assurance

Comme pour une moto électrique ou thermique, l’assurance scooter électrique est obligatoire, quelle que soit la puissance du véhicule.  Circuler sans assurance constitue un délit sévèrement sanctionné, avec des conséquences pénales et financières importantes en cas d’accident.

Les équipements et éléments réglementairs

Le scooter électrique doit également être équipé de rétroviseurs homologués, d’un avertisseur sonore, de pneumatiques conformes et de dispositifs de signalisation en bon état. Toute modification non homologuée du véhicule, notamment le débridage d’un modèle limité à 45 km/h, est interdite et peut entraîner une perte de couverture d’assurance.

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