Sommaire
La suite de votre contenu après cette annonce

Conçu pour se fixer au vélo en moins de 15 secondes et s’installer en 3 fois moins de temps, le porte-bagages amovible Ortlieb Quick Rack permet de transporter ses affaires uniquement lorsqu’on en a besoin, pour ne pas défigurer ni alourdir son beau vélo sportif.
Ajouter un porte-bagages à un vélo sportif pour le rendre plus utilisable au quotidien n’est pas bien compliqué. Le retirer à chaque sortie pour retrouver un certain dynamisme n’est cependant pas envisageable s’il faut sortir les outils à chaque changement de programme. C’est justement cette contrainte que vient retirer le Quick Rack d’Ortlieb.

Particulièrement connu pour ses sacoches, le fabricant allemand commercialise aussi des porte-bagages spécifiques à ses produits ou universels. Bien qu’un porte-bagages léger classique soit tout à fait adapté pour préparer un VTT ou un gravel à une sortie longue de type cyclotourisme, il n’est pas vraiment envisageable pour les cyclistes qui ne veulent pas être pénalisés par le surpoids et le look d’un tel accessoire. Garder un porte-bagages installé à demeure sur son vélo pour le vélotaf, par exemple, n’est pas non plus l’idéal s’il s’agit d’utiliser le même vélo pour les sorties sportives du soir ou du week-end.
C’est donc aux cyclistes qui multiplient les usages d’un même vélo que s’adresse Ortlieb avec son porte-bagages amovible Quick Rack. Une solution apparemment élégante que nous avons donc testée afin de vérifier si elle tient ses belles et chères promesses. Il faut dire qu’à 100 € le porte-bagages environ (PPC 115 €), ce n’est pas un achat que l’on fait sur un coup de tête.
Ce porte-bagages Ortlieb Quick Rack est proposé en trois tailles (normale, L ou XL). Il se décline aussi en version « Light », sans plateforme supérieure et donc plus légère, mais moins polyvalente.
À lire aussiOrtlieb Duffle RC : un sac vélo imperméable de haute qualité pensé pour les vélocargos et le bikepackingLe porte-bagages Ortlieb Quick Rack se présente sous la forme d’un porte-bagages tout ce qu’il y a de plus classique. Il est toutefois fabriqué en aluminium, contrairement à de nombreux modèles moins chers qui sont en acier. Sa fabrication est soignée et les matériaux plastiques utilisés pour les fixations semblent robustes. On apprécie au passage l’emballage minimaliste en carton, suffisant pour un tel produit.


La quincaillerie est accompagnée d’un mode d’emploi rudimentaire. Les instructions prennent la forme de schémas, sans texte associé. Il faut donc comprendre la logique de montage, ce qui n’est pas évident au premier abord si l’on n’est pas expert Ikea niveau 2 — les notices de montage des meubles suédois étant plus explicites. Heureusement, Ortlieb propose aussi une vidéo (en anglais) sur sa chaîne YouTube, accessible depuis un QR Code imprimé sur la notice du Quick Rack.


Quelques minutes nous ont été nécessaires pour analyser les étapes du montage, qui sont finalement très simples. Cela commence par le vissage des points d’ancrage QL3.1 si l’on dispose d’une sacoche compatible avec ce format de fixation propriétaire — c’est justement notre cas. Une étape simple, puisque le fabricant a percé des trous aux emplacements exacts. Il suffit d’y visser les vis à métaux fournies, avant de venir serrer la pièce en plastique autour des tubes du porte-bagages.


La suite des opérations diffère selon le cadre du vélo. Si celui-ci est muni de points de fixation filetés pour porte-bagages au-dessus de l’axe de la roue arrière, c’est l’idéal ; il n’y a qu’à y visser les pattes en plastique sur lesquelles vient se fixer le porte-bagages Quick Rack.
Dans le cas contraire, il faut acheter une fixation spécifique – hélas non incluse et ajoutant une quinzaine d’euros au prix du porte-bagages – qui s’accroche en bas des haubans, à condition que ces derniers ne soient pas en carbone. Pour les cadres en carbone, Ortlieb propose aussi des axes de roue transversaux spécifiques pour son porte-bagages.
Une fois les pattes fixées au cadre, le porte-bagages Quick Rack vient simplement s’y accrocher grâce à un ingénieux système de crochets qu’il suffit de tourner d’un quart de tour environ.
La suite n’est guère plus compliquée, mais demande un peu plus de minutie et éventuellement une scie à métaux pour bien ajuster la longueur de la tige qui relie le porte-bagages au tube de selle. Il s’agit dans un premier temps d’ajuster la taille du collier en plastique souple qui vient enserrer le tube de selle — ou à défaut la tige de selle, si la place manque au niveau du tube. Le verrouillage se fait en tournant un loquet d’un demi-tour.
Reste alors à mettre le porte-bagages de niveau, bien à l’horizontal, puis à couper à la scie à métaux l’excédent de la tige métallique si celle-ci approche à moins de 2 cm du pneu. L’opération se termine par un vissage en règle, si possible au couple recommandé si l’on dispose d’une clé dynamométrique (comprendre “pas trop fort”, car c’est du plastique).


Le temps est venu de tester la solidité de l’ensemble et l’on peut dire que l’on n’est pas déçu. Rien ne bouge, on n’a pas l’impression d’être devant un porte-bagages léger et amovible. Certes, on n’irait pas s’asseoir dessus ni y installer un siège enfant – le Quick Rack n’est pas prévu pour cela -, mais il supporte sans broncher les 20 kg de charge promis. Nos sacoches Ortlieb s’y fixent aisément de chaque côté et l’on peut ajouter de la charge sur la plateforme supérieure spécifique au Quick Rack classique – le Quick Rack Light en est dépourvu.
À l’heure du test sur route, nos bonnes impressions se confirment. Pas de bruit suspect et des sacoches qui ne ballottent pas plus que d’habitude. Nous voici parés pour le vélotaf, les petites courses du quotidien, et les sorties estivales qui s’annoncent !

Ortlieb a aussi prévu le coup pour les sorties pluvieuses. Un garde-boue peut être ajouté au Quick Rack, ce qui s’avère bien pratique pour ne pas avoir à en installer un à demeure. Sa fixation est on ne peut plus simple, avec des attaches caoutchoutées sur les tubes du porte-bagages.
Disponible en plusieurs tailles, il couvre bien le pneu et s’avère assez efficace, bien qu’un peu court. Il convient donc de bien l’ajuster pour limiter les projections.


Bien entendu, nous avons aussi vérifié si la promesse d’une fixation et d’un retrait rapides est bien tenue. Chronomètre en main et après quelques essais préalables pour s’entraîner, il nous faut effectivement moins de 5 secondes pour décrocher le Quick Rack du vélo. La mise en place peut même se faire en une dizaine de secondes avec un peu d’habitude, soit moins que les 15 secondes promises, et ce en seulement 2 étapes, sans difficulté particulière.
Avec son Quick Rack, Ortlieb répond à une problématique bien réelle : comment profiter d’un porte-bagages pour le vélotaf, les courses ou le cyclotourisme sans pénaliser son vélo lors des sorties sportives. Une fois installé, le système inspire confiance. Il se montre aussi rigide qu’un porte-bagages fixe classique, supporte sans difficulté les charges annoncées et tient pleinement sa promesse de montage et de démontage en quelques secondes.
Tout n’est pas parfait pour autant. La notice gagnerait à être plus explicite, certains vélos nécessitent des accessoires supplémentaires vendus séparément et le premier montage demande un peu de temps, notamment lorsqu’il faut ajuster ou recouper la tige de fixation. Des défauts qui restent toutefois ponctuels face à un produit bien conçu et durable.
Certes, son tarif est supérieur à celui d’un porte-bagages classique, mais c’est justement sa polyvalence qui fait toute la différence. Pour les cyclistes qui alternent régulièrement entre déplacements du quotidien et sorties sportives, l’Ortlieb Quick Rack constitue une solution particulièrement convaincante.
La suite de votre contenu après cette annonce
Le meilleur de Cleanrider, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques vélos électriques, scooters électriques, équipements & bons plans et bien d'autres.
S'inscrire gratuitement