
Selon l’Union des Entreprises Sport & Cycle, une large majorité des fatbikes vendus en France ne respecterait pas la réglementation des vélos à assistance électrique. Puissance excessive, débridage, absence d’homologation : la filière demande un renforcement urgent des contrôles.
Si le vélo électrique connaît un succès croissant en France, son développement s’accompagne d’une présence accrue de modèles ne respectant pas les critères légaux fixés par le Code de la route. C’est l’alerte lancée par l’Union des Entreprises Sport & Cycle (UESC), qui pointe une multiplication des vélos électriques non conformes aux exigences du Code de la route.
La réglementation des vélos électriques est on ne peut plus claire. En France, la définition d’un vélo à assistance électrique est précisément encadrée par l’article R311-1, 6.11 du Code de la route. Pour être considéré comme un VAE, un vélo doit respecter plusieurs critères cumulatifs :
une puissance nominale continue maximale de 250 W ;
une assistance qui diminue progressivement puis s’interrompt à 25 km/h ;
un fonctionnement conditionné au pédalage (pas d’accélérateur autonome) ;
une conformité à la norme européenne EN 15194 et aux obligations d’information du consommateur.
Au-delà de ces seuils, le véhicule change de catégorie et relève du règlement européen n°168/2013 (L1e-A ou L1e-B). Cela implique réception administrative, immatriculation, assurance obligatoire et équipements spécifiques.
Une étude réalisée par l’UESC en 2025 révèle que près de 8 % des vélos à assistance électrique vendus en France ne respectent pas ces critères. Ces non-conformités concernent principalement des moteurs dépassant 250 W, atteignant parfois 1 000 W ou 2 000 W, la présence de doubles motorisations, des poignées d’accélération permettant de rouler sans pédaler au-delà de 25 km/h, des dispositifs vendus séparément, des débridages logiciels, ainsi qu’un manque d’homologation et une signalisation non conforme.
Plus marquant encore : 94 % des produits non conformes recensés seraient des fatbikes électriques, ces vélos aux pneus surdimensionnés. Selon l’organisation professionnelle, 96 % des fatbikes vendus en France ne respecteraient pas les critères applicables aux VAE.
Pour la filière, l’enjeu dépasse la seule conformité technique. Les modèles hors cadre réglementaire poseraient des questions de sécurité pour les usagers, notamment en cas d’accident, mais aussi de responsabilité juridique et d’assurance.
L’UESC appelle ainsi à un renforcement des contrôles et à une application plus stricte des règles existantes, afin de préserver à la fois la sécurité des utilisateurs et l’équité entre acteurs du marché.
En Europe, certaines villes ont déjà pris des mesures. C’est notamment le cas aux Pays-Bas où la ville d’Amsterdam a décidé d’interdire l’utilisation des fatbikes dans certaines zones très fréquentées.
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