AccueilScooter électriqueAlors que le Peugeot 103 électrique se fait attendre, ce jeune Français relance la mob en version électrique

Alors que le Peugeot 103 électrique se fait attendre, ce jeune Français relance la mob en version électrique

Les mobylettes des années 70 vous manquent ? Alors que Peugeot prend son temps pour lancer son Peugeot 103 électrique (prévu pour fin 2026), un jeune entrepreneur sarthois a décidé de remettre la mob’ au goût du jour… mais en version 100 % électrique, légère et réparable.

Quand la GenZ relance la mobylette

Eliaz Barré a beau être né dans les années 2000, il a grandi entouré de véhicules emblématiques des années 70, qu’il a toujours trouvés plus jolis que les modèles récents. Dès ses 14 ans, il a roulé en mobylette et adoré ça. Quand il réalise qu’elles ont disparu des rues, une évidence s’impose : « La production s’est arrêtée en 2017 chez Peugeot et encore avant chez Motobécane, et personne n’a pris le relais côté électrique. Donc je me suis dit que j’allais le faire », nous explique le jeune homme de 21 ans, qui suivait alors une formation en Génie mécanique et productique.

Un design néo-rétro qui fait mouche

Avec son allure inspirée des mobylettes des seventies, Barrolex affiche une silhouette fine et un joli cadre orange qui tranche avec les scooters électriques actuels. « Je les trouve globalement assez gros, très plastiques, et ils ont tendance à tous se ressembler », déplore Eliaz Barré. Seul dans son atelier, il a tout bâti de ses mains. Le prototype, repéré par France 3 et la presse régionale, a suscité un engouement immédiat dont il a été le premier surpris. « Je pensais faire ça pour moi au départ, mais j’ai vite compris qu’il fallait que je passe à la production ! ».

Légèreté, simplicité, réparabilité

Pensé comme un équivalent 50 cm3, Barrolex étonne par sa légèreté. Avec son poids cible de 53 kg (contre 80 à 120 kg pour les scooters classiques), la mobylette électrique est presque aussi facile à manier qu’un vélo. « Au siècle dernier, la mobylette a remplacé le vélo. Cette tendance s’était inversée à la faveur de l’écologie, mais avec un modèle électrique, c’est peut-être le moment de reproduire ce cycle », suggère Eliaz. Son but est avant tout de retrouver l’esprit d’une mobilité simple. « Pour moi, ça passe par la légèreté et la réparabilité. »

Là encore, la facilité est de mise : la marque s’engage à rendre chaque pièce démontable en moins de 30 minutes, grâce à des vis accessibles et le moins de soudures possible. « À l’époque, avec un tournevis plat, on réparait tout soi-même », sourit le concepteur du système modernisé, qui promet de vendre toutes les pièces détachées sur le site de Barrolex avec une notice. « C’est gagnant-gagnant car ça évite le SAV, les retours, le mécontentement… Et ça me permettra de marger un peu sur chaque pièce. »

Un cyclomoteur qui se concentre sur l’essentiel

Côté technique, Barrolex se veut un véhicule agile et performant, accessible au plus grand nombre. Après avoir conçu et testé son premier prototype en conditions réelles, Eliaz Barré se concentre sur un modèle aux caractéristiques resserrées pour aller chercher l’homologation, quitte à proposer des options plus fun par la suite.

  • Moteur : 3 000 W (72 V) pour une conduite réactive et fun
  • Batterie : LiFePO4 de 4 kWh, amovible, pour une autonomie de 50 à 60 km (une version 80 km est à l’étude).
  • Prix : 3 500 € au lancement (les contributeurs de la campagne de cofinancement peuvent le précommander à 2 500 €) ; le but étant de descendre en dessous de 3 000 € plus tard.
  • Vitesse maximale : 45 km/h (catégorie L1e-B).
  • Poids : 53 kg poids cible – le prototype tourne autour des 60 kg à ce jour.

Fabriqué en France, soutenu par le crowdfunding

Eliaz peut déjà l’assurer : l’assemblage de Barrolex sera réalisé en Sarthe, avec une volonté d’internaliser à terme le design d’un maximum de pièces. Au départ, il se tournera vers des partenaires français ou européens pour les parties plastique, métal, châssis et électronique.

Après avoir réalisé le prototype à ses frais, Eliaz Barré doit le faire homologuer. Pour financer cette étape, il a lancé une campagne Ulule fin juin 2026, qui a déjà levé plus de 32 000 € en moins d’un mois, avec une dizaine de précommandes déjà enregistrées (à 2 500 € l’unité). « Avec cette campagne, je veux montrer aux banques que le marché est là. Les précommandes valident le concept : les gens sont prêts à parier sur Barrolex », souligne Eliaz.

Citadins nostalgiques et flottes professionnelles vont-ils se l’arracher ?

Barrolex vise deux marchés prometteurs : les citadins en quête de simplicité et les professionnels à la recherche d’une solution clé en main. Les loueurs touristiques notamment pourraient apprécier le design vintage et le silence de la mobylette, qui ne dénature pas les lieux. Dans ces environnements où les scooters thermiques bruyants peuvent être mal perçus, la mobylette électrique offre une alternative esthétique, écologique et pratique. On imagine bien aussi des collectivités se saisir de cette solution de mobilité légère pour les centres-villes ou les zones piétonnes.

Chez les particuliers, bien sûr, ce sont les nostalgiques de la mob’ qui vont adorer. Ceux qui n’en trouvent plus sur le marché, ceux qui n’arrivent plus à pédaler pour la démarrer, et ceux qui n’ont jamais su réparer la leur et ont abandonné.

Eliaz Barré voit également dans Barrolex une alternative intéressante à la voiture pour les citadins. « Garer une voiture en ville, c’est l’enfer. Et déplacer deux tonnes de métal pour aller chercher le pain est devenu inconcevable. Alors qu’un véhicule électrique qui pèse moins que son propre poids, ça a déjà plus de sens ! », estime-t-il. Sympa à conduire, coût d’utilisation maîtrisé : la mob électrique est assez séduisante sur le papier. Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

Suivez l’aventure Barrolex Barrolex

ambitionne de finaliser son homologation d’ici fin 2026, avant un lancement en production en 2027. Pour suivre l’aventure, rendez-vous sur le site de la marque ou sur Instagram, où Eliaz partage les dernières actualités du projet.

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