AccueilVélo électriqueHeure d’hiver : 5 réflexes à adopter en vélo électrique pour éviter les mauvaises surprises

Heure d’hiver : 5 réflexes à adopter en vélo électrique pour éviter les mauvaises surprises

Un vélo électrique circulant de nuit
Source : Unsplash

Avec le passage à l’heure d’hiver ce dimanche 25 octobre, les trajets du retour à vélo électrique vont soudain se faire dans l’obscurité. Visibilité réduite, chaussées glissantes, batterie moins endurante : voici 5 réflexes à adopter pour continuer à rouler sereinement jusqu’au printemps.

Une heure de sommeil gagnée, mais un risque supplémentaire sur la route. Dans la nuit du 24 au 25 octobre, à 3 h, il sera 2 h. Et dès lundi, des milliers de cyclistes retrouveront la nuit sur le chemin du retour du travail. Un changement loin d’être anodin : selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), les accidents impliquant des piétons augmentent de 34 % à l’heure de pointe du soir après le passage à l’heure d’hiver. Les cyclistes sont eux aussi exposés à cette baisse brutale de visibilité. Pourtant, selon une étude Toluna Harris Interactive pour Assurance Prévention, seule la moitié d’entre eux porte des accessoires réfléchissants. De quoi rappeler qu’à vélo électrique, quelques précautions peuvent faire toute la différence… d’autant plus qu’en la nuit commence plus tôt.

1. Soyez visible

Vélo électrique O2feel Duma avec éclairages avant et arrière allumés sur une voie urbaine de nuit.
O2feel Duma équipé de feux avant et arrière, idéal pour être visible la nuit. © Cleanrider

C’est la règle numéro un, et la plus simple. Selon la Sécurité routière, un usager vêtu de noir n’est visible qu’à 28 mètres dans les phares d’une voiture : bien trop peu pour qu’un automobiliste ait le temps de réagir.

Côté éclairage, le Code de la route impose de nuit (ou de jour par mauvaise visibilité) un feu avant blanc ou jaune non éblouissant et un feu arrière rouge, en plus des catadioptres : arrière, latéraux sur les roues et sur les pédales. Rouler sans éclairage expose à une amende de 11 euros. Sur un vélo électrique, les feux sont souvent alimentés par la batterie : vérifiez qu’ils s’allument bien, et gardez une petite lampe d’appoint si vous roulez souvent en fin d’autonomie.

Hors agglomération, la nuit, le gilet de haute visibilité est obligatoire pour le cycliste et son passager. En ville, il reste vivement conseillé. Enfin, pensez au casque, recommandé à tout âge : les modèles équipés de LED, désormais admis, ajoutent un point lumineux à hauteur des yeux des automobilistes.

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2. Soyez prévisible

Être vu ne suffit pas. C’est déjà une évidence de jour mais encore plus lorsque la nuit tombe : les autres usagers doivent aussi comprendre ce que vous allez faire. Tendez le bras avant de tourner, jetez un œil par-dessus l’épaule avant de vous décaler et signalez vos dépassements. Gardez une trajectoire stable plutôt que de zigzaguer entre les voitures stationnées.

C’est d’autant plus important la première semaine : les automobilistes aussi doivent s’habituer à la nuit précoce, et leur vigilance n’est pas toujours au rendez-vous.

3. Adaptez votre conduite

Automne rime avec chaussée humide, feuilles mortes et marquages au sol transformés en patinoire. Les distances de freinage s’allongent : augmentez vos distances de sécurité et anticipez davantage. Méfiez-vous particulièrement des plaques d’égout, des rails de tram et des bandes blanches par temps de pluie.

Sur un vélo électrique, on atteint vite les 25 km/h sans effort : levez le pied à l’approche des intersections et baissez le niveau d’assistance dans les virages serrés.

4. Préparez votre vélo et sa batterie

Un vélo bien entretenu, c’est un vélo qui freine quand il faut. Avant l’hiver, contrôlez l’usure des plaquettes, la pression des pneus (qui baisse avec le froid) et l’état de la chaîne, à nettoyer et lubrifier plus souvent après les sorties sous la pluie. Des garde-boue éviteront aussi d’arriver trempé au bureau. Si vous n’êtes pas manuel, un petit tour chez votre vélociste préféré fera l’affaire.

La batterie mérite une attention particulière : le froid réduit son autonomie. Si votre vélo dort dehors, rentrez-la à l’intérieur et rechargez-la à température ambiante. Évitez aussi de la laisser longtemps complètement vide, et prévoyez un peu plus de marge sur vos trajets.

5. Repérez votre itinéraire de nuit

Un trajet agréable en plein jour peut devenir piégeux une fois la nuit tombée. Voie verte sans lampadaires, passage en sous-bois, chaussée dégradée : autant d’obstacles invisibles dans le noir, surtout avec un éclairage pensé pour être vu plutôt que pour voir.

Prenez le temps de refaire votre trajet habituel de nuit, par exemple ce week-end, pour repérer les zones sombres et les pièges. Si besoin, optez pour un itinéraire mieux éclairé ou davantage de pistes cyclables, quitte à rallonger un peu. Et si votre parcours reste mal éclairé, investissez dans un phare avant plus puissant pour bien voir la route.

Gare à la fatigue

Gagner une heure de sommeil ne veut pas dire être en forme : le changement d’heure dérègle l’horloge biologique pendant quelques jours, chez les cyclistes comme chez les automobilistes. Partez un peu plus tôt pour ne pas vous presser, rangez le téléphone et redoublez d’attention aux intersections.

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