
Avec 22 116 immatriculations en neuf mois, le marché belge du speed pedelec (speedbikeà pulvérise déjà son précédent record. Leasing d’entreprise, commandes publiques et explosion de l’occasion forment le trio gagnant.
Le vélo électrique rapide à 45 km/h continue de creuser son sillon chez nos voisins. Nous évoquions déjà le record d’immatriculations de speedbikes en Belgique au premier semestre : les chiffres de la fédération TRAXIO arrêtés à fin septembre confirment la tendance, avec 22 116 unités immatriculées depuis janvier, neuf et occasion confondus. C’est près de 4 000 de plus que l’ensemble de l’année 2023, jusqu’ici meilleur cru du marché.
Côté neuf, 12 293 speed pedelecs ont trouvé preneur en neuf mois, soit 13,4 % de mieux qu’en 2025. Le leasing d’entreprise concentre désormais 66,1 % de ces immatriculations, pendant que les achats directs par des particuliers s’effondrent à 20,9 % du marché. Autre moteur plus inattendu : les commandes publiques, avec pour la première fois l’armée belge parmi les acheteurs.
Le marché de l’occasion s’envole de son côté : 9 823 unités sur neuf mois, en hausse de 32,5 % sur un an et de 92,2 % par rapport à 2023. La mécanique est simple : les vélos sortis de leasing après trois ans repartent pour une seconde vie à prix réduit. Les occasions pèsent déjà 44,4 % du total des immatriculations.
Cette dynamique dessine une carte très déséquilibrée. La Flandre orientale, où sont installées plusieurs grandes sociétés de leasing vélo, totalise à elle seule 5 805 immatriculations neuves, soit près de la moitié du marché. La Wallonie, elle, ne représente que 2 % du total national, aucune province n’atteignant la barre des 100 unités.
À lire aussiLes Belges se ruent sur ce vélo électrique à 45 km/h, pendant que la France l’ignoreCe succès reste donc largement une affaire d’entreprises et de fiscalité avantageuse plus qu’un choix spontané des ménages, comme le montre aussi le développement du leasing de vélos d’occasion reconditionnés. La France, qui n’a toujours pas clarifié le statut de ces engins homologués comme cyclomoteurs, observe un marché voisin où le vélo progresse malgré la crise du secteur — avec un cadre réglementaire et fiscal qui fait toute la différence.
La suite de votre contenu après cette annonce