
En 2024, à l’instar du marché global du cycle qui a reculé de 14 % en Suisse, les ventes de vélos électriques sont encore en retrait, selon notre confrère Bike EU. Si la baisse est très variable suivant les modèles, elle touche néanmoins tous les segments : vélos de sport, vélos urbains, speed-bikes… la majorité des VAE voit ses ventes diminuer. Seules quelques niches, telles que celles des vélos cargos ou des gravels, parviennent à tirer leur épingle du jeu ; mais pas dans des volumes suffisants pour changer le paysage global.
En 2024, l’industrie du vélo en Suisse a connu une crise bien plus grave qu’en Allemagne ou aux Pays-Bas. Les ventes totales ont chuté de 54 000 unités (341 142 unités vendues, le niveau le plus bas depuis 2017), soit une baisse de 14 % par rapport à 2023. Mais surtout, le développement du vélo à assistance électrique confirme le coup d’arrêt marqué depuis début 2022, avec une part de marché qui reste bloquée autour de 45 %.

Certes, les ventes de vélos-cargo, vélos de course ou gravels ont progressé ; mais la taille de ces marchés est insuffisante pour compenser la baisse de 10 % qui a frappé le reste du segment sportif (VTTAE notamment) ou la diminution de 13 % des vélos électriques dédiés à un usage quotidien. Encore plus révélateur, l’effondrement des speed-bike, avec une chute des ventes de 21 %, après une hausse de 17 % en 2023.
Si l’association suisse des fournisseurs de vélos, Velosuisse, évoque avec pudeur une « phase de consolidation » ; le fait est que l’enthousiasme débordant de 2020 (501 228 vélos musculaires et électriques vendus) a cédé la place à la morosité ; comme sur de nombreux autres marchés. Une lueur au bout du tunnel : si les détaillants ont vu leur chiffre d’affaires plonger, les grossistes ont conforté leurs marges, malgré des stocks toujours très importants.
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