
Depuis le 7 août, circuler en trottinette électrique sans casque à Paris et dans trois départements voisins peut coûter 135 €. Les conducteurs doivent également porter un équipement rétro-réfléchissant, et ce à toute heure de la journée.
Les habitudes vont devoir changer pour les utilisateurs de trottinettes électriques en région parisienne. Un arrêté de la préfecture de police de Paris, publié le 7 août, rend désormais obligatoires plusieurs équipements qui ne l’étaient pas jusqu’ici dans les conditions habituelles de circulation.
La mesure concerne Paris, mais aussi les Hauts-de-Seine (92), la Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94). Trottinettes électriques, gyropodes, monoroues ou encore hoverboards sont concernés : l’obligation s’applique aux conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM).
Le changement le plus important concerne le casque. Depuis le 7 août, son port est obligatoire pour circuler en EDPM à Paris et dans les trois départements de petite couronne concernés par l’arrêté.
Mais ce n’est pas la seule nouveauté. Les conducteurs doivent également porter un gilet de haute visibilité ou un équipement rétro-réfléchissant. Et contrairement à une règle que l’on pourrait associer aux déplacements nocturnes, cette obligation s’applique à toute heure de la journée. Elle vaut également sur l’ensemble des voies publiques concernées, pistes cyclables comprises, et s’applique aux conducteurs sans distinction d’âge.
Pour justifier ce durcissement, la préfecture de police met notamment en avant la vulnérabilité des utilisateurs de ces engins. À cela s’ajoutent la vitesse des EDPM, leur visibilité parfois réduite et une cohabitation de plus en plus importante avec les autres usagers.
Si les autorités passent aujourd’hui de la recommandation à l’obligation, c’est aussi parce que l’accidentalité des EDPM connaît une progression préoccupante. Selon les chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière repris dans l’arrêté, 79 utilisateurs d’EDPM ont perdu la vie en 2025. C’est 34 décès supplémentaires par rapport à 2024.
⚠️🛴 Un nouvel arrêté du préfet de Police renforce les règles applicables aux engins de déplacement personnel motorisés (trottinettes électriques, gyropodes, hoverboards…) à Paris et dans les départements des Hauts-de-Seine (92), de Seine-Saint-Denis (93) et du Val-de-Marne https://t.co/FLlY11g4p3
— Préfecture de Police (@prefpolice) 2026-08-08T10:31:19.000Z
Cette nouvelle règle n’est pas seulement une recommandation de sécurité. Son non-respect expose directement à une sanction.
Un conducteur contrôlé sans casque risque une amende forfaitaire de 135 €. L’absence de gilet de haute visibilité ou d’équipement rétro-réfléchissant est quant à elle sanctionnée par une amende de 35 €.
Un point à retenir pour les utilisateurs qui circulent régulièrement entre Paris et sa périphérie : les mêmes obligations s’appliquent dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.
Cette décision parisienne pourrait surtout être révélatrice d’un mouvement beaucoup plus large. D’autres territoires français ont déjà adopté des règles similaires. C’est notamment le cas de la Seine-et-Marne, des Alpes-Maritimes, du Vaucluse, de l’Yonne ou encore du Touquet. Et la liste devrait continuer à s’allonger : le Nord et la Manche doivent à leur tour appliquer ces nouvelles obligations à compter du 1er septembre.
Une multiplication des arrêtés locaux qui pose forcément la question d’une règle commune à l’ensemble du territoire. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, a demandé à la Sécurité routière de travailler sur une harmonisation nationale du dispositif.
Le casque obligatoire en trottinette électrique reste donc pour l’instant une mesure territoriale. Mais à mesure que les départements adoptent des dispositions similaires, la possibilité d’une généralisation du casque obligatoire à l’ensemble de la France devient désormais un scénario à surveiller de près.
Oui. Depuis le 7 août, le casque est obligatoire pour circuler en trottinette électrique à Paris.
Oui. Les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sont également concernés par l’arrêté.
L’obligation vise les engins de déplacement personnel motorisés, notamment les trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et hoverboards.
Oui. À Paris et dans les départements concernés, l’obligation s’applique à tous les conducteurs d’EDPM, quel que soit leur âge.
Oui. Les conducteurs doivent porter un gilet de haute visibilité ou un équipement rétro-réfléchissant lorsqu’ils circulent à Paris et dans les zones couvertes par l’arrêté.
Oui. L’obligation vaut à toute heure de la journée, et pas seulement la nuit ou lorsque la visibilité est réduite.
Oui. Les obligations s’appliquent sur l’ensemble des voies publiques concernées, y compris les pistes cyclables.
Un conducteur contrôlé sans casque à Paris ou en petite couronne risque une amende forfaitaire de 135 €.
L’absence de gilet de haute visibilité ou d’équipement rétro-réfléchissant est sanctionnée par une amende de 35 €.
Non. D’autres territoires ont déjà adopté des règles similaires, ce qui alimente les discussions sur une possible harmonisation nationale.
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