AccueilTrottinette électriqueImmatriculation et assurance... l'Italie prend une décision radicale après l'explosion des accidents de trottinettes

Immatriculation et assurance... l'Italie prend une décision radicale après l'explosion des accidents de trottinettes

Face à une explosion des accidents mortels impliquant des trottinettes électriques, l’Italie franchit un cap inédit en Europe. Immatriculation, assurance obligatoire et contrôles renforcés : la réforme pourrait transformer durablement l’usage de ces véhicules et relancer le débat dans d’autres pays comme la France.

L’Italie durcit considérablement sa réglementation sur les trottinettes électriques. Depuis cette semaine, tous les utilisateurs doivent désormais disposer d’une immatriculation et d’une assurance pour circuler légalement. Une décision inédite en Europe, prise après une forte hausse des accidents.

Une réglementation inédite face à l’explosion des accidents

Le gouvernement italien justifie cette réforme par une dégradation rapide de la sécurité routière. En cinq ans, le nombre d’accidents impliquant des trottinettes électriques est passé de moins de 600 à près de 4 000 par an. Le bilan humain suit la même tendance : 21 personnes ont perdu la vie en 2025, contre une seule cinq ans auparavant.

Les autorités pointent également de nombreuses infractions au code de la route. Moins d’un conducteur sur dix porte un casque, pourtant obligatoire, tandis qu’environ un quart des accidents provoquent des traumatismes au visage ou à la tête. Pour Rome, les campagnes de prévention ne suffisent plus à enrayer le phénomène.

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Immatriculation et assurance : près de 300 euros dès la première année

La réforme représente un coût supplémentaire pour les utilisateurs. Selon Gabriele Melluso, président de l’association de consommateurs Assoutenti, une assurance coûtera entre 100 et 200 euros par an. À cette dépense s’ajoute le prix de la plaque d’immatriculation, portant la facture de la première année aux alentours de 300 euros.

Précision importante : cette obligation concerne aussi les opérateurs de trottinettes en libre-service, qui devront adapter leur modèle économique. Avec près d’un million de trottinettes en circulation, dont environ 60 000 disponibles en location dans les grandes villes, l’impact pourrait être important sur l’ensemble du marché italien.

L’Italie n’est pas le seul pays à durcir le ton

L’Italie n’est pas le seul pays à sévir face aux dérives liées aux trottinettes électriques. En France, Paris a déjà choisi une solution radicale en mettant fin aux trottinettes électriques en libre-service. En Belgique, c’est la ville de Bruxelles qui a suivi la même voie. D’autres pays européens privilégient une approche plus progressive. En Allemagne, la question n’est pas forcément d’interdire, mais de mieux encadrer les opérateurs et leur responsabilité en cas d’accident.

Pour les usagers français, le cadre actuel reste détaillé dans notre dossier consacré à la réglementation des trottinettes électriques.

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