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Ananda et Shimano ouvrent la voie aux vitesses automatiques chez Intersport

Velo electrique gris a cadre bas eDriven by Ananda sur un chemin de campagne.
Velo electrique avec motorisation Ananda, illustrant le partenariat avec Shimano. © Ananda

Ananda et Shimano font dialoguer leurs systèmes pour des vitesses qui passent toutes seules. Un sujet très français : Intersport, et ses 600 magasins, s’approvisionne presque exclusivement chez le motoriste chinois.

Le motoriste chinois Ananda et Shimano viennent de marier leurs technologies. Les motorisations Ananda et le dérailleur électronique Di2 peuvent désormais s’échanger des informations en roulant, pour coordonner l’assistance et le passage des vitesses. Concrètement, le vélo choisit lui-même le bon rapport selon votre coup de pédale et le profil de la route, sans que vous ayez à toucher quoi que ce soit. La promesse n’est pas tout à fait neuve, mais elle débarque ici dans un système volontairement ouvert. Première application : le nouveau moteur M7000 d’Ananda, associé à la gamme Shimano CUES.

Des vitesses qui passent toutes seules, et un moteur qui sait s’effacer

L’idée tient en une phrase : les deux systèmes se parlent en temps réel. La motorisation transmet la cadence, le niveau d’assistance et le couple, le Di2 enclenche le rapport qui va bien. Résultat annoncé : une transmission sans à-coups et une batterie ménagée, pendant que le cycliste se contente de pédaler et de regarder le paysage. Sur le papier, c’est séduisant. Reste à voir si la mécanique tient ses promesses sur le terrain, là où les systèmes automatiques se montrent parfois un peu trop zélés.

« En permettant aux deux systèmes d’échanger des données, cette intégration pose les bases d’une conduite plus intuitive, d’une charge réduite pour le cycliste et d’une meilleure lecture des données de roulage », explique un responsable produit d’Ananda. Le discours est soigné, mais il reste assez vague sur ce que cela change vraiment, manette en main.

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Le coup d’envoi se fait sur la plateforme M7000, un moteur central pensé aussi bien pour le VTT électrique que pour la ville, marié à la gamme CUES de Shimano. Les étapes suivantes doivent étendre la compatibilité à d’autres motorisations Ananda et à de futures gammes Shimano. On retrouve la même logique que chez Yamaha et son système QORE ou DJI avec son moteur Avinox : miser sur le logiciel et les mises à jour plutôt que sur le seul matériel.

Un écosystème ouvert qui fait mouche chez les distributeurs

C’est sans doute là le vrai message. Plutôt qu’un système fermé, Ananda propose une boîte à outils dans laquelle les fabricants de vélos (les fameux OEM) piochent librement : moteur, batterie, écran et transmission haut de gamme comme le Di2. De quoi composer des vélos sur mesure, du VTT au vélo de ville, sans rester prisonnier d’une seule marque. Une liberté que les concepteurs apprécient, et qui tranche avec les écosystèmes verrouillés de certains gros acteurs.

En France, cette stratégie a un nom : Intersport. Avec plus de 600 magasins, le géant de la distribution sportive s’approvisionne quasi exclusivement chez Ananda pour ses vélos électriques. Une belle marque de confiance, et le signe que le motoriste sait livrer des systèmes fiables et évolutifs. Pour l’acheteur, cela se traduit par plus de modèles et une meilleure intégration. Côté pile, côté face : une telle dépendance à un fournisseur unique reste un pari, le jour où la chaîne d’approvisionnement viendrait à se gripper.

Les premiers vélos équipés du M7000 et du Di2 synchronisé sont attendus chez les marques partenaires dans les prochains mois. Lesquelles ? Ananda n’a encore donné aucun nom, ni de date précise. On gardera donc l’enthousiasme au chaud en attendant de voir rouler la chose.

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