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Essai du Bosch Hub Line : ce moteur moyeu nous a vraiment impressionnés

Moteur moyeu Bosch Hub Line de 45 Nm installé sur vélo électrique en milieu urbain
Le moteur moyeu Bosch Hub Line offre des démarrages nerveux et zéro friction au-delà de 25 km/h, idéal pour la mobilité urbaine. ©Jérémy FDIDA

Hambourg, soleil radieux, premiers tours de roue avec le Bosch Hub Line. Sur un Gazelle Curb 2 et un Canyon Roadlite, ce moteur moyeu surprend par son calibrage et son absence de friction. Voici nos premières impressions.

Hambourg, par un soleil radieux et un air doux. Telles étaient les conditions climatiques (improbables) de ces premiers tours de roue avec le Bosch Hub Line. Une première expérience très appréciable sur la selle d’un Gazelle Curb 2 et d’un Canyon Roadlite. Parce que, tant qu’à faire, autant varier les plaisirs.

Previously in Cleanrider : « Bosch a préféré miser sur le contenu du livre plutôt que sur une fiche de specs superlatives faisant office de belle couverture. » Dans le monde du vélo, la communication aime afficher des fiches techniques aussi réalistes que moi tenant un programme crossfit. On se retrouve avec des moteurs affichant 80 Nm de couple, très certainement mesurés avec un engin mal calibré pendant une microseconde. Or, Bosch n’affiche « que » 45 Nm de couple. Croyez bien que chaque newton-mètre vaut son pesant de cacahuètes. Et ce n’est pas sa seule qualité, à ce moteur rond comme un ballon mais pas jaune comme un citron.

©Jérémy FDIDA

Il s’agit de quelques tours de roues (un peu plus d’une heure au total). C’est un premier ressenti et il y aura d’autres occasions d’expérimenter ce moteur plus en détail sur le site.

Démarrages nerveux pour la course au feu rouge

Le Hub Line est avant tout pensé pour la ville. Et en ville, il n’y a pas forcément d’infrastructure cyclable. Nous nous retrouvons au feu rouge, devant les voitures prêtes à accélérer comme des pilotes dès qu’il passera au vert. Ce démarrage est important. Je le sais, vous le savez et Bosch le sait aussi. Le Hub Line possède donc une cartographie qui peut envoyer la purée pour se mettre rapidement à sa vitesse de croisière. On retrouve les traditionnels modes Eco, Tour, Sport, Auto et Turbo. Tous sont paramétrables depuis l’application eBike Flow.

Petite mais ergonomique. ©Jérémy FDIDA

Le mode Turbo est en réel décalage avec les autres. La plus petite pression sur la pédale vous propulse comme une balle. Les 45 Nm ne sont pas usurpés, au point que nous pensions tous que le moteur délivrait plus de couple qu’annoncé. Les autres modes sont différents, dans la veine des moteurs pédaliers du constructeur, donc très bien calibrés.

C’est le mode Auto que vous utiliserez la majorité du temps. Parfait mélange entre sensation de pédalage et assistance. Bosch a réussi à calibrer son moteur moyeu comme un moteur pédalier. Bravo. Enfin, la désactivation très progressive une fois les 25 km/h dépassés permet de continuer à pédaler sans avoir la fameuse sensation ON/OFF.

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Le parfait mix entre électrique et musculaire

La capacité du Bosch Hub Line à débrayer totalement (et n’offrir, ainsi, plus aucune friction une fois les 25 km/h dépassés) offre la sensation de rouler un vélo musculaire. C’était remarquable sur le Gazelle Curb 2 (un pur vélo de ville). Mais ce fut encore plus probant sur le Canyon Roadlite à cadre en carbone et pesant 14 kg.

Le Gazeelle Curb dans un milieu urbain plus chargé que sa batterie. ©Jérémy FDIDA

Bosch tient un truc intéressant puisqu’il n’y a plus à choisir : il est possible de faire l’aller en électrique et le retour en musculaire. Le zéro friction n’est pas usurpé. Ça change réellement l’approche du vélo électrique. C’était déjà le cas avec les moteurs Mahle. Mais ici, la puissance de l’assistance atteint un autre niveau. J’ai hâte de voir ce que ça donne sur des parcours à grand dénivelé. Hambourg étant une ville aux routes sans relief.

Canyon Roadlite X Bosch Hub Line : rouler pour le plaisir

©Jérémy FDIDA

Nous avons ainsi tous pu profiter du Canyon Roadlite qui a été le gros coup de cœur général. Agile, facile à rouler et à emmener, avec une géométrie bien étudiée, il n’y avait que la flatbar qui a engendré des divergences d’opinions et le côté Single Speed qui le cantonne à un usage utilitaire (certes teinté de plaisir, mais utilitaire tout de même).

La ligne du vélo est superbe et l’intégration du Hub Line est discrète. Disponible en noir et en blanc lors des essais, il a donné envie à plus d’un journaliste sur place.

Je n’ai pas assez roulé avec pour en parler longuement, mais il s’inscrit clairement dans ma liste de potentiel daily. D’autant qu’il est affiché à 2 990 euros.

Un moteur un poil bruyant

Il fallait bien trouver un défaut à ce moteur. Il est un peu bruyant, surtout lorsqu’il s’énerve. Mais ce n’est franchement pas gênant.

Les limites du test : l’autonomie

Vous vous doutez bien que le temps n’était pas suffisant pour les tests d’autonomie. Il faudra attendre le test d’un vélo embarquant cette technologie. Bosch annonce 80 km. À voir en mode Auto (le plus courant), mais également en mode Turbo, le plus gourmand.

Verdict : pour le moment, c’est très plaisant

©Christoph Bayer

Il est difficile de se faire un avis en quelques heures. Il faudra tester la tenue de la puissance en crête, la limite dans les dénivelés sévères, l’autonomie dans des conditions plus compliquées et la durabilité dans le temps.

Mais pour le moment, ce Hub Line est une belle surprise. En mettant de côté le prix attractif (qui va le placer sous les moteurs pédaliers) qui va ouvrir la porte à beaucoup de fabricants de vélos, il réussit à procurer du plaisir et pas qu’un peu. Autrement dit, ce ne sera même pas le prix qui conditionnera son achat, mais les sensations qu’il délivre.

Bosch arrive certes tardivement sur le marché, mais avec probablement la meilleure solution de ce type. Ajoutez-y tout l’écosystème qui va avec et vous obtenez un sacré « banger ». Vivement un plus gros test !

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