Sommaire

Seul vélo cargo électrique à proposer une offre de trois motorisations – Bafang, Shimano ou Bosch – le longtail Douze LT24 confirme au guidon les nombreuses améliorations apportées par rapport à la génération précédente.
D’un côté, de nombreux clients se pressent chez les revendeurs à la recherche d’un vélo électrique à moteur Bosch. De l’autre, le prix reste un critère déterminant, sans pour autant renoncer à un certain niveau d’exigence. Douze a ainsi conçu un modèle capable de s’adapter à plusieurs profils, le LT24.
Annoncé en mars, le vélo cargo électrique Douze LT24 a fait sa première apparition publique au salon Vélo in Paris, où nous avons pu le découvrir en détail. Mieux encore, nous avons pu le tester dans deux de ses configurations principales. Car l’un des principaux atouts du Douze LT24 réside dans sa capacité à intégrer trois motorisations issues de marques différentes : Bafang, Shimano et Bosch.
Nous avons démarré par la version Bafang, qui permet une entrée de gamme abordable. Le moteur central retenu est le M410 HD, donné pour un couple de 80 Nm, soit un niveau proche de certains concurrents (85 à 100 Nm). Il privilégie toutefois un compromis entre tarif et performances. Dans les faits, il se montre moins performant que le Bosch, mais reste suffisant pour une utilisation modérée, sur terrain plat et/ou avec une charge limitée à l’arrière. Il n’offre pas non plus d’écran ni de connectivité poussée hormis une application secondaire, là où Bosch débarque avec son écran couleur Purion 200 combiné au Smart System permettant de gérer les modes, d’enregistrer ses trajets ou de verrouiller l’assistance.
À lire aussiTest Tenways AGO X Special Edition : un VTT urbain schizophrène, mais au rapport prix/prestations canon !

Le Bosch Cargo Line offre la pleine puissance avec son couple à trois chiffres (après mise à jour logicielle), capable de pousser à 25 km/h sans problème avec le maximum de poids (100 kg pour le cycliste, 80 kg arrière). Il est également le plus naturel au pédalage, comme nous avons pu le comparer directement en passant d’une version à l’autre, et il profite d’un mode Auto particulièrement efficace.


L’autre différence majeure concerne la batterie. La version Bafang embarque une capacité de 630 Wh, contre 545 Wh pour Bosch, ce qui lui confère un avantage théorique en autonomie, malgré une consommation généralement plus élevée (à confirmer lors d’un essai approfondi).
Quant au Shimano EP6 Cargo, absent lors du salon, il se positionne comme une solution intermédiaire. Avec un couple de 85 Nm, il promet de bonnes performances, associées à un comportement naturel proche de celui du Bosch. Il se distingue toutefois par un écran monochrome rétroéclairé. Autre particularité : cette version adopte une transmission électronique Shimano Cues Di2, là où les autres configurations reposent sur un dérailleur classique Deore.
| Version | Moteur | Couple | Batterie | Écran / connectivité | Transmission | Positionnement |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Bafang | M410 HD | 80 Nm | 630 Wh | Commande simple, application secondaire | Shimano Deore | Entrée de gamme, usage modéré |
| Shimano | EP6 Cargo | 85 Nm | Non précisée | Écran monochrome rétroéclairé | Shimano Cues Di2 électronique | Version intermédiaire |
| Bosch | Cargo Line | 100 Nm | 545 Wh | Écran couleur Purion 200, Smart System | Shimano Deore | Version la plus performante et connectée |
Ailleurs, le Douze LT24 est identique sur les trois variantes. Dès la prise en main, on apprécie son cadre ouvert, plus facile à enjamber, avec un seuil situé autour de 45 cm. L’ensemble conserve une certaine finesse, la batterie étant intégrée derrière le tube de selle. Le vélo repose sur un triangle arrière particulièrement fin, sur lequel vient se fixer la structure de charge, ici proposée en noir afin d’épurer l’ensemble.

Il n’est pas le vélo cargo le plus rigide que nous ayons connu, mais offre un excellent compromis entre la stabilité et l’agilité, perché sur ses roues de 24 pouces (d’où le LT24). La nouvelle génération se distingue aussi par la fourche suspendue, qui offre un bon confort à première vue, tout comme les pneus Michelin. Pour les plus sensibles, une tige de selle suspendue est possible en supplément (90 €).

Côté équipement, le Douze LT24 reprend tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un vélo cargo électrique moderne : une double béquille centrale robuste et facile à manipuler, des freins hydrauliques Shimano MT200 réputés, un carter de chaîne, un antivol de roue arrière, un éclairage alimenté par la batterie ainsi que des garde-boue.
Visible sur nos photos ci-dessous, le pack famille ajoute des repose-pieds et des barres de maintien.
Par contre, les repose-pieds sont fixes, tout comme les barres de maintien qui rendent l’installation d’un adulte compliquée. Si une plateforme avant est intégrée de série, le panier avant reste proposé en option. En revanche, le choix entre les huit coloris disponibles — dont le jaune et le vert présentés ici — est gratuit.
Le Douze LT24 se montre assez convaincant lors de notre première prise en main, notamment par sa capacité à proposer plusieurs visages — et donc différents comportements. Côté tarifs, la gamme s’ouvre à moins de 3 000 euros :
Toutes les versions sont assemblées en France dans l’usine Douze Cycles de Longvic, avec un cadre venant du Portugal. Quant à la génération précédente, la Douze LT2, qui alimente le service Véligo en Île-de-France, elle reste disponible chez les revendeurs partenaires jusqu’à épuisement des stocks.

La suite de votre contenu après cette annonce
Le meilleur de Cleanrider, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques vélos électriques, scooters électriques, équipements & bons plans et bien d'autres.
S'inscrire gratuitement